Cemetery beach

Il y a 3 mois 483

L'histoire :

Cette fois, il est foutu. Capturé par les soldats et enfermé dans une geôle sordide, ça sent mauvais ! D’autant que le soldat qui l’interroge ne plaisante pas. Il parle vite de passer à la torture mais à sa grande surprise, le prisonnier change très rapidement et décide de se mettre à table avant même qu’il s'y assoie ! Après tout, il parlera, donc autant s’éviter des souffrances inutiles. Il dit s’appeler Michaël Blackburn et il viendrait de la Vieille Terre ! Il s’agit simplement d’un éclaireur qui observe tout ce qui l’entoure et enregistre les données pour en informer ses employeurs. Le garde veut en savoir plus sur le Vieux Pays et Michaël ne se fait pas prier. Il raconte comment tout a changé et comment la technologie terrestre a révolutionné la planète : la musique sort de partout, on peut connaître les événements en temps réel et tout le monde peut laisser tout et n’importe quoi sur un ordinateur ! Le soldat n’en croit pas ses yeux mais il semble plus détendu qu’au début. Michaël en profite pour lui demander une cigarette : cela fait tellement longtemps qu’il n’a pas fumé ! Son tortionnaire accepte mais quand il lui tend la cigarette, Michaël bondit de sa chaise et étrangle le garde avec ses menottes. Il compte bien s’évader par n’importe quel moyen...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Warren Ellis n’est jamais là où on l’attend et le revoici aux commandes d’un comics étonnant et pas forcément dans ses standards habituels. Ce récit SF a en effet tout d’une petite surprise avec son mélange de space opera et de post apo. A mi-chemin entre les différentes peuplades de Dune et la sauvagerie de Mad Max, ce mini récit surfe sur un souffle de violence et de nervosité décomplexées. Ellis se fait plaisir et lâche totalement les chevaux dans un rythme complètement fou et une multitude d’actions à en perdre la raison. Jason Howard a donc une sacrée responsabilité sur les épaules car de nombreuses planches sont de vraies séquences d’action sans parole qui durent sur plusieurs pages. Toutefois, il s’en sort plutôt bien avec un graphisme très hachuré qui donne un rendu ultra nerveux : les voitures volent, les explosions s’enchaînent et les tirs percent les cases. Tout est tellement si rythmé et si « bourrin » qu’on en oublie presque l’intrigue principale qui manque peut être de profondeur. On ne s’intéresse pas totalement aux personnages malgré quelques belles touches de psychologie par ci par là. Mais il faut le reconnaître : ce petit délire SF a tout d’un bon défouloir !

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