Copra

Il y a 2 mois 98

L'histoire :

De retour d'une mission de récupération d'un artefact extraterrestre dangereux (une tête radioactive traversée par un éclair en relief !?), l'équipe de super héros fracassés de Man Head, appelée Copra, tombe dans une embuscade. L'hécatombe pourrait être totale si Vitas, l'être mystérieux à tête de triangle n'était pas un ancien membre. Cela donne quelques secondes à chacun afin de se mettre en situation et assumer un combat violent. Néanmoins, Vitas dispose de pouvoirs énormes lui permettant de s'échapper tout en subtilisant l'objet, juste après avoir déclenché une apocalypse sur la ville voisine. Copra va devoir faire profil bas mais se mettre néanmoins en mode traque rapidement, afin de retrouver ce qui représente évidemment une menace pour l'humanité.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Copra fait penser graphiquement à une bande dessinée qui concrétiserait le pari improbable de la liberté enthousiaste d'un inconnu utilisant des crayons pour colorier ses planches, tout en pratiquant un encrage précis et un agencement de cases que seul un professionnel aguerri sait maîtriser. De l'alternatif haut de gamme, dans la grande tradition de mecs comme les inventeurs des Teenage Mutant Ninja Tuttles. Sauf que Michel Fiffe passionne et séduit par son côté "New Touch", un peu japonisant, tel celui d’un Tayio Matsumoto sur Number Five, en ajoutant une touche 2.0 arty, version Punky, du meilleur effet. On est scotché par les planches ultra dynamiques du dessinateur, parsemées de petits détails minéraux ou métalliques acérés, rehaussées de couleurs douces, apaisantes, inimitables. Ces couleurs n'étaient pas présentes dans son précèdent album traduit, Panorama, et on les découvre presque indispensables. Du super boulot. Que dire de la scène de poursuite sur les tours, pages 128 à 120, sinon que reviennent en mémoire les planches fantastiques de Frank Miller pour Elektra. ...Kevin Eastman, Peter Laird, Miller...que de belles références. Et pourtant Michel Fiffe parvient à assumer sa propre voie, nous montrant des choses que seuls les meilleurs de son temps sont aussi capables d'offrir. Des visions de mondes parallèles, néo futuristes, ou les mots « tokyoides » ou « agent double », « apprentie sorcière », apparaissent. Certes ces super héros bizarroïdes feront penser à d'autres, mais ce monde-ci s'appelle Copra, et il vous attend de pied ferme ! Complétement réjouissant et beau comme une première fois.

Lire la Suite de l'Article