Le retour de John Blacksad, le plus classe des chats de la BD

Il y a 1 mois 81

Les fans de "Blacksad" commençaient à s’impatienter. Après huit ans d’absence, revoici le chat détective le plus sexy de la bande dessinée.

Cinq histoires ont suffi pour installer le félin détective parmi les héros incontournables de la BD franco-belge. Pourtant, les auteurs de Blacksad, le scénariste Juan Diaz Canales et le dessinateur Juanjo Guarnido, sont espagnols.

Revoici donc le plus beau, le plus racé, le plus classe des chats de la bande dessinée. Souple et puissant, pelage noir, museau blanc, regard vert, gueule d’amour et corps d’athlète. Guarnido, qui a fait ses classes chez Disney, est capable de faire d’un cheval un barman, d’un chameau un dealer de drogues, d’un hippopotame un fumeur de cigares en costard cravate. Les notables : des loups, des dindons, des rapaces.  Les voyous : des musaraignes, des serpents, des lézards.

Le coup de cœur du dessinateur, cette fois, est un alpaga femelle. Altière dans sa toison crème, Iris dirige la troupe de théâtre qui se produit dans Central Park.

"Pour Iris, je suis parti de plusieurs croquis de vrais alpagas que j’avais faits au Pérou. Contrairement au lama qui a mauvais caractère, l’alpaga est un grand mouton adorable."

Juanjo Guarnido

à franceinfo

L’Amérique est celle des années 1950. Contrairement aux clichés qui font de la grosse pomme une enfilade de gratte-ciel, la ville tient du musée art déco. Vue de haut, comme en sous-sol, pour une mélodie meurtrière dans laquelle John Blacksad  vous a des allures de Marlon Brando en marcel.

"Le côté sexy de Blacksad est apparu avant que je ne m’en rende compte. Quand les lectrices m’ont dit à quel point elle le trouvait séduisant, je suis tombé des nues. Maintenant, je joue avec ça et travaille à partir de photos de Marlon Brando."

Juanjo Guarnido

à franceinfo

Blacksad, sixième opus,  Alors, tout tombe, 1ère partie, aux éditions Dargaud.

INFO MANGA (FRANCEINFO) INFO MANGA (FRANCEINFO)

Tous les 15 jours, Jean-Christophe Ogier accueille ici la chronique "Info manga" de Lætitia de Germon de la rédaction de franceinfo.fr. Pour vous guider parmi les nombreuses parutions, Lætitia vous livre sa sélection et ses coups de cœur.

Kaiju n°8, de Naoya Matsumoto, chez Kazé

Kaiju n°8 (© 2020 by Naoya Matsumoto / SHUEISHA Inc / Kazé) Kaiju n°8 (© 2020 by Naoya Matsumoto / SHUEISHA Inc / Kazé)

Au Japon, d’effroyables monstres géants, les kaiju surgissent de nulle part et s'attaque quotidiennement à la population. Enfant, Kafka Hibino rêvait d’intégrer les Forces de Défense pour combattre ces terribles ennemis, mais après de nombreux échecs à l’examen d’entrée, ce trentenaire travaille à nettoyer les rues de leurs encombrants cadavres.

Un jour, une mystérieuse créature s’introduit dans l'organisme de Kafka. Il devient alors une entité surpuissante mi-humaine, mi-kaiju. Son nom de code : “Kaiju n° 8” ! Kafka va apprendre à endosser son corps de Kaiju, un peu comme un costume, pour combattre les monstres qu’il va rencontrer.

Le rythme de l'histoire est soutenu, bien maîtrisé, mais ne met pas de côté la mise en place des personnages. Si l'action est très présente, il y a aussi de l'humour, notamment au moment de la transformation de Kafka qui est presque tournée en dérision. Il y a quelques mystères autour des monstres, de leur provenance et de ce qui est fait des parties de leurs corps qui sont récupérés. Des affrontements titanesques sont à prévoir.

Kaiju No. 8 est l'un des derniers titres phares au Japon. Un million de copies en circulation en 8 mois, une première pour un titre du Shonen Jump +. Il a depuis dépassé les 2 millions avec seulement deux tomes.

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